EXPO / Foot, l’amour du jeu – Anaïs Touchot, Diane Guyot de St Michel, Paul Chochois, Nicolas Daubanes, Jean-Baptiste Ganne

Vernissage jeudi 2 mai 2024 de 18h à 22H
Exposition du 2 mai au 5 juillet 2024
Printemps de l’art contemporain 2024
Olympiades Culturelles 2024

 

La victoire au bout du pied 
Et la gloire au fond des filets
L’ennemi désemparé,
Nous vaincrons, nous serons les premiers,
Allez Trincamp, Trincamp, Trincamp !
But ! But ! But !
Trincamp, Trincamp, Trincamp !
But ! But ! But !

Sur le stade, les vainqueurs,
Sur la balle, les meilleurs,
Gare à vous les petits footballeurs,
Nous voilà, nous voilà,
C’est notre heure,
Allez Trincamp, Trincamp, Trincamp !
But ! But ! But !
Trincamp, Trincamp, Trincamp !
But ! But ! But !

Paroles et musique : Pierre Bachelet
Bande originale du film « Coup de tête » (1979)

   

© Le porte-bannière / Léon Prost 

Nicolas Daubanes, Jour de gloire, installation, 2024
En 2020-2021 je suis en résidence dans le Lot-et-Garonne et je m’intéresse à la prison d’Eysses à Villeneuve-sur-Lot et je vois dans les archives que les détenus organisaient des sortes de Jeux olympiques. Nous sommes dans la période de la Seconde Guerre mondiale et il y a beaucoup de résistants enfermés.
Après une mutinerie, il y avait pas mal de portes de cellules cassées et les détenus avaient fabriqué une coupe en bois pour le vainqueur des olympiades, organisées et tolérées par l’administration pénitentiaire. Les personnes détenues étaient particulièrement fières d’avoir fabriqué dans l’atelier de menuiserie de la prison un trophée en bois(…)
Nicolas Daubanes

© JC LETT

Anaïs Touchot Spéculation, installation 2024

© JC LETT

Paul Chochois, Auto autographe de Zidane, installation, 2024
L’image vient d’un vrai poster sur laquelle j’ai apposé la signature de Zidane. Cette image est tramée, c’est-à-dire composée de plein de petits points et transférée sur un écran de sérigraphie. J’imprime cette image sur la plaque de marbre avec une résine qui résiste à l’acide. Ensuite, je soumets le marbre à de l’acide chlorhydrique avec un pulvérisateur et partout où le marbre est au contact de l’acide, il se ronge, se creuse et on obtient un relief. J’enlève la résine et on se retrouve avec l’image gravée de manière assez précise, mais on ne la voit pas. On la devine par des jeux de reflets, mais on ne la voit pas. C’est le frottage qui la fait apparaître, un peu comme par magie. J’ai choisi de mettre la plaque sur une table parce que cette pièce, elle se veut pratique. On est à hauteur, on est bien, c’est une invitation (…)
Paul Chochois

© JC LETT

Diane Guyot de Saint Michel, bannières tissus, 2024
Je travaille depuis longtemps les bannières en textile, mais en général elles fonctionnent de façon solitaire. Pour cette exposition, dans l’histoire du jeu, de l’aller retour, j’avais envie d’en faire deux et que ce soit une question/réponse, une sorte de dialogue, un peu comme une séquence. Pour moi, c’est un ensemble de deux bannières. Un des médiums de communication des supporters, c’est quand même la bannière donc j’avais envie de reprendre cette manière de s’exprimer, cette façon de dire quelque chose par écrit, mais à haute voix. Il y a un film que j’adore qui s’appelle « À mort l’arbitre » de Jean-Pierre Mocky et j’ai repris le titre directement.
C’est une citation de ce film. Il parle du pourquoi et comment on suit toujours le plus con dans une foule. Et quand on crie « À mort ! À mort ! » ces cris sont parfois suivis de réelles mises à mort. J’ai hésité un moment avec « Aux Chiottes l’arbitre ! » mais je suis revenue à « À mort l’arbitre ! » (…)
Diane Guyot de St Michel

© JC LETT

Jean-Baptiste Ganne, Graffiti (Rome-Marseille), 2006-2024
Le graffiti que j’ai photographié à Rome, celui que je montre à Territoires Partagés dit « No al calcio moderno » qui veut dire « non au football moderne » qui est un mouvement très présent dans l’AS Roma, mais aussi dans les tribunes du Napoli, dans des tribunes françaises ou anglaises sous d’autres noms et qui consiste à contester les formes du football actuelles qui sont liées à la diffusion des matchs à la télévision et à la main mise du libéralisme sur le football. C’est l’idée que le football devrait rester populaire, qu’on va le voir au stade
et non à la télévision. Dans lequel il n’y a pas les noms des joueurs sur les maillots et les sponsors monstrueux qui transforment les joueurs en espèce de vitrine de grandes marques.
C’est un mouvement totalement utopique, qui ne gagnera jamais, mais qui continue à être proéminent dans les stades (…)
Jean-Baptiste Ganne

© JC LETT

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