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PARCOURS / Franck Pourcel – Moscou 1994

Parcours de la Galerie Ambulante de septembre 2022 à juin 2023
Auteur photographe indépendant, Franck Pourcel vit à Marseille. Il questionne les rapports que l’homme entretient avec son territoire. Son travail photographique, en noir et blanc ou en couleurs, se situe entre le documentaire et création artistique contemporaine. Pour cette exposition, Franck nous emmène dans son premier voyage en solitaire, à Moscou, en 1994. Oubliées de l’artiste pendant 28 ans, ces photographies nous proposent une vision empathique du peuple russe, dans cette entre deux mondes, entre chute de régime communiste et ouverture à l’occident. Ces images nous racontent alors autant la misère d’une société sinistrés et la joie de se retrouver. Tout en noir et blanc, cet accrochage nous entraine dans la narration d’une Russie bouleversé et pleine d’espoir dans un moment clef de l’histoire.
« J’avais pris la route, d’abord en autostop jusqu’à Paris. J’avais trouvé un bus pour Amsterdam puis Berlin, un troisième pour Varsovie. Le retour d’un bus de travailleurs émigrés m’avait conduit à Minsk, en Biélorussie. J’étais enfin arrivé en gare de Belorusskaya à Moscou, en train, avec la crainte de trouver une ville encore fermée aux Occidentaux. Une ville qui me fascinait et que je fantasmais à travers la révolution de 1917, les espoirs de l’idéologie communiste de Marx et Lénine. La dureté du régime de Staline avait instauré la terreur, le monde était effrayé, bouleversé. La guerre froide avait séparé l’Occident de l’Union soviétique. Mais la chute du mur de Berlin, la perestroïka de Gorbatchev et la fin du rideau de fer avaient ouvert les frontières. » Franck Pourcel




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EXPO / Marie Chéné – Emprunter les rues

Vernissage samedi 27 août 2022 de 18h à 22h
Exposition du 27 aout au 1er octobre 2022 -
EXPO / Nicolas Daubanes – La grâce présidentielle

Vernissage le 26 mai 2022 de 18h à 22h
Exposition du 26 mai au 9 juillet 2022Dans le cadre du printemps de l’art contemporain 2022
Nicolas Daubanes est né en 1983, il vit et travaille à Perpignan. En 2010, il obtient le Diplôme National Supérieur d’Expression Plastique de l’École des beaux-arts de Perpignan avec les félicitations du jury. Depuis 2008 et une première expérience en milieu carcéral au sein de l’établissement pénitentiaire pour mineurs de Lavaur, Nicolas Daubanes multiplie les expériences d’ateliers, de résidences d’artiste, de professorat en prison. Il ouvre à présent son champ d’action en allant vers d’autres espaces sociaux dits « fermés », ou encore « empêchés ». Il n’hésite pas à recréer des situations dans lesquelles il se met à l’épreuve, interrogeant ainsi plus largement les limites de l’existence et de la condition humaine.

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EXPO / Collectif DEUX BIS – Déclencheur

Vernissage le vendredi 11 mars 2022 de 18h à 22h
Exposition du 12 mars au 9 avril 2022Driss Aroussi / Patricia Boucharlat / Fleur Descaillot / Mohammed Laouli / Pauliina Salminen
Soudain, le son du déclencheur nous surprend, un petit bruit indique la pression sur le bouton de l’appareil, l’acte photographique a eu lieu. Le déclencheur, bouton qui crée un instant mécanique intermédiaire, relie ce que l’on observe à ce que l’on enregistre. Le travail artistique est un travail de longue haleine, ponctué par des micros moments de plaisir lorsque une recherche bascule vers une œuvre. Le déclencheur est une forme matérielle (bouton), un dispositif qui déclenche un mécanisme. Il peut aussi être un temps intermédiaire ou un lien de passage, tout comme une impulsion. Porté par le Collectif Deux Bis, ce projet réunit cinq artistes du territoire marseillais avec des écritures photographiques plurielles qui mêlent vidéos, installations et œuvres participatives autour de la notion de déclencheur. La première restitution et le lancement du projet auront lieu à la galerie Territoires Partagés.
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EXPO / Jean-Jacques Ceccarelli – Figures perdues de vue

Vernissage le vendredi 14 janvier 2022 de 18h à 22h
Exposition du 15 janvier au 19 février 2022« Les habits » (2014), dont une partie significative est montrée à Territoires Partagés pour la première fois, est la dernière série de dessins menée par Jean-Jacques Ceccarelli, moment où il revient aux termes les plus simples et essentiels de sa pratique : le trait, la mine de plomb et le papier. Ceccarelli disait volontiers à propos de ses dessins de grands et moyens formats qu’il s’agissait beaucoup plus de séquences que de séries, mettant en cela l’accent sur une temporalité, un passage l’amenant du début d’une proposition à son apogée puis à sa dissolution. Il affirmait que ce qui le passionnait le plus n’était pas un dessin en lui-même mais ce qui se passait entre deux dessins. C’est particulièrement visible dans ce qui est présenté ici, où un motif cherche sa définition en même temps qu’il rencontre ses possibilités de métamorphoses. Jamais ce terme de temporalité ne sera plus cruellement approprié puisque c’est au moment de l’élaboration de cette série que l’artiste recevra le diagnostic de la maladie qui l’emportera, nous laissant devant la symbolique puissante de ces habits désertés dont on ne sait s’ils ne sont pas affectés sur la feuille par les mêmes glissements que des nuages ou s’ils ne sont pas en train de se dépenailler sous le coup d’un grand vent. Des habits nus donc, et qui ne courront pas après celui qui les a désertés, pas plus que l’épouvantail ne poursuit les corbeaux. Si la ligne, la courbe, la boucle et même l’arabesque existent dans le dessin de Ceccarelli, elles ne sont jamais aussi présentes que le trait, la hachure, la striure et tout ce qui, dans le dessin, rappelle le travail du graveur. En réalité, son dessin agit par plans, par facettes comme s’il désirait biseauter le blanc de la page et donner une sensation de volumes par étagements des surfaces, montrant en cela qu’il est beaucoup plus attentif à des sensations et des rendus d’espaces qu’à des descriptions figuratives. Ceccarelli s’est immédiatement retrouvé, dès les débuts de son œuvre et ses premiers dessins à l’encre de Chine, dans les années soixante, bien au-delà de la question de la figuration ou de l’abstraction, parce qu’il a immédiatement senti que le blanc du papier remontait de toutes parts pour contester la figure. Alors, même si les vêtements sont là de toute évidence, si l’œil du spectateur identifie immédiatement « les habits », c’est pour ensuite battre la campagne et suivre les évolutions d’un nuage en pantalons. La figure tend à s’évader, à éparpiller les facettes d’un corps au rassemblement impossible. Le dessin préfère mener des rythmes, des possibilités de mouvements où les blancs sont révélés. Ceccarelli disait de l’ensemble de ses dessins, toutes séries confondues, qu’il constituait un journal intime. Le spectateur n’ayant pas connu l’individu ne peut donc pas en détenir les clés, mais il perçoit aisément, si sa curiosité l’y pousse, la continuité de cette œuvre à travers ses thèmes récurrents, comme l’effacement et la disparition de figures spectrales qui persistent et subsistent en arrière-fond –dans le cas de cette exposition, ces silhouettes stéréotypées prises dans des poses-types… –. Quelques dessins de la séquence des « peaux » (1998) et de celle des « humeurs »(1998) marquent la permanence de ces figures inscrites en filigrane, presque d’une manière clandestine, dans ce qui apparait d’abord, en de vastes formats, comme de la gestuelle abstraite et tachiste. Nous avons tenu à choisir quelques exemples de la série des « peaux » et des « humeurs » pour exemplifier cette clandestinité de fantômes dans des dessins fortement incarnés par des matières et quasiment picturaux : « Les peaux » sont des flaques de brou de noix séché où le crayon tatoue ton sur ton des silhouettes n’apparaissant que grâce aux incidences de la lumière. C’est dans la chair de la croûte que la mine acérée inscrit le profil d’un personnage aussi neutre qu’un soldat de plomb planté dans des attitudes rigides qui sont des formes pures, presque des emporte-pièces. Ces personnages sont des fils conducteurs autobiographiques. Ils témoignent avec discrétion de la vie privée comme ils transportent la mémoire des œuvres passées, les premiers dessins de Ceccarelli s’appuyant sur des documents de guerre montrant des soldats dans différentes positions, de même ses premières peintures figeant son compagnon dans des postures corporelles quotidiennes tirées de leur contexte. Cecccarelli était passionné par la gestalt, c’est-à-dire par le moment où une attitude corporelle devient une forme pure. « Les humeurs », collage d’un large filtre pour préparation pharmaceutique recueillant un dépôt, nous amène à une même sorte de double lecture : des préparations médicamenteuses, des humeurs corporelles, des souffles, des haleines colorées, puis, revenu du fond, ce même personnage en ses versions diverses, révèlent ensemble une même alchimie. Les titres à la suite des séquences de cette période nous préviennent d’ailleurs de cette intimité : « Les peaux », « Les humeurs », puis la série suivante « Les philtres » (1999), comme on entend la sorcellerie amoureuse… Le dessin, pour Ceccarelli, représente la totalité d’une expérience de vie. Il l’a mené dans de nombreuses dimensions et selon de multiples fonctions : mail art, publications sur des supports divers, tracts, gratuits, bandes dessinées, croquis, plans géographiques, estampes diverses, ornements pour céramiques, partages avec des amis de livres d’artistes faits à quatre mains, six, et plus encore… Le dessin a été son véhicule et son fil conducteur en ne négligeant aucun de ses aspects et, bien sûr, dans une étroite complicité avec l’écriture comme en témoignent ses nombreuses collaborations avec des poètes… C’est pour cela qu’il faut regarder cette expérience totale comme la sédimentation d’une mémoire… Les dessins montrés dans cette exposition rassemblent les échos d’expérimentations techniques et matériologiques qui se tressent dans les différents moments de l’œuvre, rappelant à ceux qui admirent cet artiste le continuum d’enchaînements et d’emboîtements d’une extension, jusqu’à cet adieu dépouillé dans les habits trop larges du temps. »
Frédéric Valabrègue
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EXPO / Carte blanche à Bernard Plossu

Vernissage le samedi 4 décembre 2021 de 11h à 18h
Exposition du 4 décembre au 18 décembre 2021Artistes invités : Melania Avanzato / Solange Triger / Benoit Guillaume / Jacques Filiu / Fred Pereira / Claude Klément

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EXPO / Claudio Cravero et Stéphane Guglielmet – Bangla/Italia

Vernissage le vendredi 15 octobre 2021 de 18h à 22h
Exposition du 15 octobre au 27 novembre 2022Dans le cadre du Festival PHOTO MARSEILLE 2021
Dans le cadre du Festival Photo Marseille 2021 Bangla, Torino, deux projets avec un croisement de regards curieux. Dans les marchés aux premières lueurs et dans la brume de l’aube se répète régulièrement un spectacle quotidien inoubliable fait de couleurs douces, d’odeurs de nourriture, d’épices et de fruits et légumes.
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EXPO / Françoise Nuñez – Valparaiso

Vernissage le vendredi 28 août 2021 de 18h à 22h
Exposition du 28 août au 3 octobre 2021Dans le cadre du Printemps de l’art contemporain 2021
« Je ne photographie pratiquement qu’en voyage. Et quand je pars, je ne pense qu’à ça. Je veux être réceptive à tout, loin d’un quotidien et d’endroits que je connais trop bien. J’aime l’inattendu, la surprise, l’émotion de la découverte. Et j’essaye de faire ressentir toutes ces émotions. »
Françoise Nunez
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EXPO / Marie Ducaté – Miroir aux alouettes

Vernissage le vendredi 27 août 2021 de 18h à 22h
Exposition du 27 août au 2 octobre 2021Dans le cadre de la Rentrée de l’Art Contemporain 2021
« Cherchant à abolir les frontières, la terre en modelage à une fluidité sous les doigts, de même que l’aquarelle sous le pinceau très mouillé. Puis la peinture sèche, restent les bords du pigment plus sombre qui font le dessin, la terre durcit, reste le destin de la forme auquel s’ajoute le dessin du décor émaillé. C’est la couleur passée au pinceau sur la terre qui rejoint le tremblé du pinceau sur le calque abolissant les frontières, créant une unité par-delà le miroir… »
Marie Ducaté -
EXPO / Anaïs Touchot – Sortie de résidence

Vernissage le jeudi 13 mai 2021 de 18h à 22h
Exposition du 13 mai au 3 juillet 2021Dans le cadre du Printemps de l’art contemporain 2021
Les notions de construction et d’habitat sont au cœur du travail d’Anaïs Touchot. Il oscille entre architecture, sculpture et bricolage. Selon une esthétique du » Do it yourself « , l’artiste observe, défait et refait, déconstruit et reconstruit les objets de ce monde. Elle considère ce mode opératoire comme un moyen d’accéder à une meilleure compréhension des choses, mais aussi des cultures et des coutumes qui les façonnent. L’humain se place alors au centre de sa pratique.
Pour Vern Volume, la jeune artiste brestoise érige une architecture à partir de fragments d’abris de provenances diverses. Le motif de la cabane est récurrent dans son travail. Tour à tour refuge solitaire au fond des bois, cabanon de plage ou de jardin, abri de fortune ou cachette des enfants, elle apparaît toujours comme un lieu en marge de societé, des lois, de la réalité, du monde des adultes et s’avère propice au déploiement de l’imaginaire. L’œuvre convoque de ce fait de multiples univers, fictifs ou terriblement réels, comme celui de la » Folle de Saint-Lunaire « , dont l’unique occupation était de renforcer et de multiplier les murs de son habitation. La cabane d’Anaïs Touchot abrite ainsi près d’une centaine d’histoires de vies et son intérieur repeint en blanc propose d’accueillir, telle une page ou une toile vierge, des narrations qui restent à formuler.
Isabelle Henrion