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  • EXPO / Bernard Plossu – Marseille Inédit

    EXPO / Bernard Plossu – Marseille Inédit

    Vernissage le samedi 13 février 2021 de 18h à 22h
    Exposition du 13 février au 3 avril 2021

    Dans le cadre du Festival PHOTO Marseille 2021

    Lors de son arrivée à Marseille en 1991, Bernard Plossu, dont les photographies ont trouvé leur public depuis 1965 suite à un voyage au Mexique, bénéficie de deux commandes : l’une du Conservatoire du Littoral et l’autre de la Régie des Transports de Marseille. Muni d’un Nikkormat, un 35 mm en noir et blanc, il emporte également avec lui son Agfamatic, un petit appareil aux allures de gadget pour enfants, chargé d’une douzaine de cassettes couleurs. Après avoir arpenté la ville accompagné de ses deux appareils, il optera pour le voile poétique nappant les photos obtenues à partir de l’Agfamatic. Il les tirera dans un premier temps en noir et blanc, puis, plus récemment et après avoir redécouvert les contacts initiaux au travers de la couleur, en une série inédite au format carré.

    Dans la série Marseille en autobus, Bernard Plossu nous restitue des trouvailles récoltées lors de ses traversées quotidiennes de la ville en bus, là où grouillent les histoires courtes et les possibilités de rencontres qui se formeront le temps d’un trajet. Du noir et blanc émergent les contours chauds et ondoyants d’une Marseille en transition perpétuelle. Les espaces transitoires, le mouvement, c’est ce qui l’intéresse, lui qui a digéré durant sa jeunesse les images de corps et de postures libérés par le cinéma de la Nouvelle Vague dans les années 60. Dès lors, habité par l’esthétique du mouvement et la beauté des formes nues, à l’instar de celles qu’aura inventées Bresson pour le septième art, il investit entièrement son corps dans sa pratique de la photographie. C’est avec lui qu’il photographie. Son appareil, toujours avec lui, n’agit que comme un prolongement. Il n’est qu’une sorte de prothèse interchangeable, un outil extensif. En troquant volontiers une technique pour une autre selon l’objet qu’il photographie, Bernard Plossu nous atteste de la primauté du regard sur la technique. Ses séries exposées à la Galerie Territoires Partagés en témoignent : le photographe ne laisse pas son regard se conditionner selon un seul appareil ni même un cadrage ou un sujet de prédilection. Ce qui titille son œil aventureux, c’est cette affaire de mouvement ; l’idée d’un voyage au cœur des choses, d’un saut dans le tourbillon de l’instantané. Les formats réduits, comme de petites loupes ajustées qui nous permettraient de mieux voir, resserrent notre attention au plus proche des pans de l’intime. Marseille ne nous aura ainsi jamais semblé aussi familière.  

    Elena Salougamian

  • EXPO / Laurent Le Forban / Be water my friend

    EXPO / Laurent Le Forban / Be water my friend

    Vernissage vendredi 27 mars 2020 à 18 H 30
    Exposition du 28 mars au 2 mai 2020

    « Empty your mind.
    Be formless, shapeless like water.
    Now you put water into a cup, it becomes the cup.
    You put water into a bottle, it becomes the bottle.
    You put water in a teapot, it becomes the teapot.
    Now water can flow or it can crash.
    Be water my friend
    . »
    Bruce Lee

    « Enrouler le monde autour de ses doigts comme une femme joue avec un ruban tout en rêvant à sa fenêtre. »
    Fernando Pessoa

    – Oui, alors pas d’image première, d’image en soi, les choses se mêlent, se rencontrent, textes, livres, peintures, photographies, fantômes, poulpes, nuages, élastiques, …

    Tout se mélange ?

    – C’est ça, c’est liquide, pas de système, ça rebondit, vagues après vagues, pas de d’origine et pas de fin…

    Ce serait un mouvement, non défini, voire non définitif.

    – Et prendre des images ce serait de la dérive ?

    – Dans La barque silencieuse, Pascal Quignard écrit : il semble que le corps qui s’endort avant de plonger dans le sommeil, qu’il décroche. Le corps est comme une barque qui se désamarre, quitte la terre, dérive …

    Pour moi prendre des photos participe du mouvement dans l’espace et de la dérive, un rêve éveillé, un flux journalier.

    – Tu parlais de polypiers d’images, c’est quoi un polypier ?

    – Un organisme marin, qui peut croiser l’animal, le végétal et le minéral, comme l’éponge ou le corail.

    – Ça fera hop, il y aura des élastiques ?

    – Ça fera hop, des élastiques tendus ou détendus qui feront flow or crash, un suspend peut-être.

    – Toujours les lignes ?

    – Nous ne nous lasserons pas des lignes …

    – Tu te baignes toujours ?

    – Oui ! Tout corps immergé perd son image, redevient simple et élémentaire, je me baigne pour ne plus avoir de visage et flotter dans l’espace…

  • EXPO / Francis De Hita – Témoin Lumineux

    EXPO / Francis De Hita – Témoin Lumineux

    Vernissage le vendredi 24 janvier 2020 de 18h à 22h
    Exposition du 25 janvier au 7 mars 2020

  • EXPO / Gravures et différentes matières

    EXPO / Gravures et différentes matières

    Exposition du 27 novembre au 21 décembre 2019
    Finissage samedi 21 décembre 2019 de 14 h – 18 h

    Exposition participative en partenariat avec / ARTOTHÈQUE INTERCOMMUNALE DE LA MÉTROPOLE AIX-MARSEILLE-PROVENCE, TERRITOIRE ISTRES OUEST- PROVENCE

  • EXPO / Patricia Boucharlat – Singularité Pittoresque

    EXPO / Patricia Boucharlat – Singularité Pittoresque

    Vernissage vendredi 11 octobre 2019 à 18h30
    Exposition du 12 octobre au 16 novembre 2019

    Dans le cadre de PHOTO MARSEILLE 2019

  • PARCOURS / Bernard Plossu – Photographies

    PARCOURS / Bernard Plossu –  Photographies

    Parcours de septembre 2019 à juin 2021

  • EXPO / Frédéric Clavère -The Devil in miss Jones

    EXPO / Frédéric Clavère -The Devil in miss Jones

    Vernissage le jeudi 29 aout 2019 à 18h30
    Exposition du 30 août au 28 septembre 2019

    En lien avec Pareidolie, salon du dessin contemporain 2019

    Peux-tu me parler de ton choix plastique pour ton exposition, plus précisément le choix philosophique et esthétique de l’exposition ? Stéphane Guglielme

    Je crois que lorsque tu m’as proposé cette exposition, le premier élément déclencheur celui sur lequel j’ai pu « greffer » mon imaginaire, c’est l’espace. Avec ceci de particulier, que j’ai tout de suite vu un potentiel dans sa profondeur, un large couloir, pratiquement sans interruption avec une seule entrée. J’y vois assez rapidement une sorte d’hyper dilatation de la couche picturale d’un tableau dont le cadre serait l’entrée même de la galerie. Je reviendrai sur cette idée de couches picturales, de saynètes successives…

    Quand au sujet ou au thème abordé, je souhaitais développer une vision infernale pas forcément au sens d’un enfer chrétien même si quelques figures y font référence (le jugement dernier de Van der Weyden, l’agneau de l’apocalypse de Van Eyck). Dans l’ensemble, après bien de nombreuses constructions et déconstructions, c’est la figure de l’effroi, je crois, qui s’est imposée. Au sens de ce qu’il ne faudrait pas voir; comme ceux qui ont bravé l’interdit de Dieu et se sont figés en statuts de sel à la vision de l’action divine sur Sodome et Gomorrhe, la vision de la Méduse qui elle aussi fige instantanément dans la pierre, ou bien Orphée qui ne résiste pas dans les enfers, se retourne pour voir et perdre ce qu’il désirait le plus, la liste serait longue jusqu’à Magritte avec son impossible représentation du réel. Pour revenir sur cette question des couches – saynètes, j’ai souhaité un premier plan ou un accueil par des silhouettes peintes sur panneaux de bois découpé qui jouent un peu le rôle de gardiens ou de figures d’alerte comme dans un jeu de massacre – plusieurs éléments sont empruntés au carnaval, aux jeux de foire – on y trouve chevalier, policier, astronautes, la mort musicienne ainsi que l’auteur en petite fille. Dans le second plan les choses s’animent un peu avec des personnages masqués (démons, crocodile, écorché, coucou suisse, corbeau, vache qui rit) qui n’interagissent pas avec le visiteur, ils vaquent à leur occupation comme dans une autre dimension. Ils se servent un liquide rouge au centre dans une pipe géante alimentée par une créature de mauvaise vie (bêêê bêê!) et retourne s’asseoir autour de la table -méduse, pet être en jouant un peu de tam tam. A ce propos il y aura une bande son à l’installation sur laquelle je travaille avec Luca Bonanno, quelques petites fulgurances musicales d’une trentaine de secondes avec de longues plages de silence… Au fond, tout au fond, un restaurant chinois, là aussi un espace trivial transféré, reconstitué comme le fragment d’une réalité qui se passe ailleurs, n’importe où dans le monde (le restaurant chinois comme la pizzeria n’est ni une chaîne, ni une licence mais il peut être partout dans le bush australien, à Shanghai, à Noailles ou dans le Vésinet). Et ici dîne un personnage masqué, seul, indifférent à ce qui l’entoure.

    Frédéric Clavère /

  • EXPO / Francesco Finizio – The XIO- (p)Ping Thing Center, Network, (H)Airnet U-Know

    EXPO / Francesco Finizio – The XIO- (p)Ping Thing Center, Network, (H)Airnet U-Know

    Exposition du 30 mai au 29 juin 2019
    Dans le cadre du printemps de l’art contemporain 2019

    Peux-tu me parler de ton choix plastique pour ton exposition, plus précisément le choix philosophique et esthétique de l’exposition ?

    Un début…mais je n’ai pas encore répondu à la question S’il y a une orientation esthétique, les choix plastiques sont déterminés en grande partie par ce que je trouve sur place…les ressources locales pour ainsi dire. En amont je pose un scénario ou une trame avec quelques éléments « stables ». Cela reste suffisamment ouvert et volontairement brouillon pour qu’il y ait un certain quotient d’inconnu, de l’improvisation. Je veux dire que les choses se décident et se définissent au contact des personnes avec qui je vais travailler et l’environnement dans lequel nous nous trouvons. Evidemment on ne peut pas échapper aux expériences qu’on cumule qui vont faire de chacun de nous ce qu’on est. Il y a des éléments récurrents d’une exposition à l’autre (les douanes par exemple), mais l’aspect final sera dicté par les poubelles, qui recrachent le standard international bien digéré. Ces éléments reviennent aussi parce qu’ils sont des lieux communs, des espaces et des formes normatives qui conditionnent et norment. C’est important de jouer avec pour les rouvrir, les rendre habitable, fructueux et magiques, en faire des territoires praticables qu’on puisse partager éventuellement. Je pense l’oeuvre comme une version, un dub-plate. Sa disparition est programmée (donnée, abandonnée ou bennée), elle peut apparaître ailleurs à un autre moment sous une forme légèrement différente. Elle peut être achetée soit dans la forme présentée, soit sous forme de protocole ou de partition. Quelques photos et de l’interprétation Reconstituer Lascaux n’est plus une grande affaire – on en est à la troisième ! Donc une expo Finizio c’est de la tarte. Mon atelier me sert principalement à tester et expérimenter. De temps en temps je décide de garder quelque chose mais ce n’est pas le but et ça finira éventuellement par se transformer en document (photo, vidéo) car plus compact et simple à préserver. Il faut rester léger et souple, éviter le stockage, accepter les aléas et composer avec le hasard……

    Peux-tu me parler du titre de l’exposition et le lien avec ton voyage à Tel Aviv ?

    Le sens du titre est dans le son. XIO-P(p)ing est une autre manière d’écrire « shopping », avec une phonétique chinoise qui crée une fausse étymologie avec un bégaiement et des glissements de sens : XIO = SHOW, comment prononcer P(p)ing ?… P-Ping etc Les mots sont aussi de la matière plastique et des formes avec lesquelles je joue pas mal. Nous tendons à faire trop confiance au langage, comme si c’était plus transparent que les autres modes d’expression – maitriser le langage offre une forme de liberté qui permet de résister à ce qu’elle devient un instrument de contrôle (ce qui est malheureusement l’usage qu’en font souvent les personnalités politiques et institutions de pouvoir. La force du rap, du scat, de la poésie concrète et sonore, de groupes punks comme THE FALL tient à leur usage radical des mots. Ils remettent tous les mots en mouvement, y ré-injectent de l’électricité, des charges érotiques et poétiques, des doubles sens etc.) Jouer avec le langage c’est aussi une tentative de libérer les formes que les mots peuvent emprisonner, pour pouvoir en jouer et en jouir à nouveau. Nous avons tous eu ce pouvoir à un moment donné quand nous étions enfants et l’école nous éduque à le perdre pour nous faire rentrer dans un mode sociétal qui me semble de plus en plus étriqué et pauvre. Une table c’est aussi un tableau, un toit, un bateau, un feu de camp, un corps à quatre pattes…selon le style et la manière dont on la place. Pendant trois ans je me suis rendu à Tel Aviv pour réaliser différents projets artistiques.

    En 2014 j’y ai passé un mois pour travailler autour de la Gare Centrale Routière de Tel Aviv qui était jusqu’en 2010 la plus grande au monde avec plus de mille commerces sur sept niveaux, le tout dans une architecture Brutaliste…les travaux n’ont jamais été terminés, ça été un flop total. Et c’est ça qui m’intéressait. La gare routière est tout le contraire de l’aéroport qui est la vitrine commerciale d’une ville où l’on vend une illusion de jet set internationale à extensions de crédit interminables. C’est un peu la honte de Tel Aviv, mais il y a de la vie dedans, des populations différentes dans un centre commercial qui est plus qu’à moitié vide où l’on croise tout et n’importe quoi…l’armée qui mène des exercices militaires aux niveau inférieurs en compagnies de skaters stone à poil pas loin du cinéma qui s’est transformé en cave de chauves-souris. Je voyais dans cette gare une dystopie salutaire (une utopie donc ?), un antidote à la politique officielle de l’Etat d’Israël. Je travaille avec des gens pas avec des états. Mon idée était d’en développer un modèle de jeu vidéo halluciné à travers un travail vidéo — c’est toujours en cours. Quand j’aurai terminé ça fonctionnera comme une parabole ou un conte. J’aime beaucoup Kafka et Volodine pour la manière dont ils développent ces deux formes dans leur travail. J’ai envie que le travail raconte des choses sans raconter une seule chose. Je pose des formes et je crée des espaces qui se télescopent et s’entrechoquent avec des éléments dans lesquels chacun peut se retrouver, se projeter créer sa propre lecture ou version – du moins c’est ce que j’essaie de faire. J’espère que ça marche. Depuis le travail à Tel Aviv je me dis qu’il faut opérer comme un fantôme. Un fantôme ne produit pas mais il bouge les choses, les meubles, fait trembler les murs, vibrer les vitres et verres…Bien sûr les fantômes n’existent pas mais c’est un concept important. Un fantôme n’a pas de corps et peut donc en investir d’autres, un peu comme tu t’introduirais dans une voiture qui ne t’appartient pas pour tester ses possibilités et jouer des apparences, faire des apparitions. Il faut rester insaisissable et savoir jouer des identités et des situations. Un fantôme est un ectoplasme et le plasma n’est ni un gaz ni un solide ni un liquide. C’est pas mal comme état pour agir en liberté.

  • EXPO / Anne du Boistesselin – Surtout les tableaux

    EXPO / Anne du Boistesselin – Surtout les tableaux

    Exposition du 30 mars au 4 mai 2019

  • EXPO / Cécile Savelli

    EXPO / Cécile Savelli

    Vernissage le vendredi 25 janvier 2019 à 18 h 30
    Exposition du 26 janvier au 2 mars

    D’où vient le désir de formes dans la pratique de Cécile Savelli ? Quels sont ses matériaux ? Sont-ils issus de l’art, du quotidien? Peut-être des deux? Et finalement, quel est son rapport au monde ?
    Le papier, la toile, mais aussi les torchons et les toiles cirées fleuries sur lesquelles elle cherche l’expérience, mais aussi le chemin, dans la ville, ses bruits, ses couleurs, ses lumières et son ciel, dessinent tout un vocabulaire que saisit l’artiste pour parler de cette frontière, de matières toujours mouvantes, entre intérieur et extérieur. L’intérieur de l’atelier permet à une pratique de révéler toute la part de sombre qui surgit, alors que l’on manipule les objets traînant là, et de projeter toutes les constructions possibles, lorsqu’un aplat bleu avec un pan d’ocre devient un prélèvement de l’espace extérieur, un pan de mur sur le ciel, lorsque des entremêlements d’un motif sous-jacent naissent des compositions où l’espace se resserre autour des figures pour leur y faire exécuter un geste. Puis, le temps s’emballant des séquences se créent, des corpus d’images, une collection de familles autonomes dont les liens s’opèrent sans autorité quelconque de l’œuvre d’art, une sorte de simplicité et d’énergie qui en fait sa force. Serait-il utile de dire ici, que c’est un art recherchant un espace-temps qui ignore l’idéologie de la perspective, la norme, les repères. Ses contraintes sont celles que crée la situation.

    Lise Guéhenneux 2011

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